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Le CBD peut-il rendre addict ou dépendant ?

Le blog du Génie - Genius CBD

Le CBD est une molécule qui provient de la plante de cannabis. Cette dernière étant principalement connue pour ses effets psychotropes et son potentiel addictif, il est normal que la question de la dépendance au CBD se pose pour la plupart des gens. 

Mais avant de répondre à cette question, il est nécessaire de comprendre réellement ce qu’est la dépendance et quel est son mécanisme de fonctionnement.

Dépendance et addiction : définitions et mécanisme de fonctionnement :

Dans le langage courant on a souvent tendance à mélanger ces deux termes. Bien qu’ils soient similaires, ils ne décrivent pas exactement la même chose.

Définitions :

Selon la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau, la dépendance consiste en “un déséquilibre du fonctionnement neurobiologique à la suite d’une consommation régulière d’une substance psychoactive. La personne ayant consommé la substance aura alors envie de réitérer l’expérience afin d’éviter les effets négatifs résultant de l’arrêt de la consommation. Le but n’étant pas forcément de chercher à nouveau du plaisir, mais plutôt de retrouver son état normal.

En ce qui concerne l’addiction, il s’agit d’un état du corps en situation de besoin par rapport à un produit addictif. L’addiction est considérée comme une pathologie, car son mécanisme s’opère dans le cerveau. C’est un dysfonctionnement du circuit de récompense qui rend la personne incontrôlable face à sa consommation. Elle peut concerner aussi bien des substances que des comportements (jeux d’argent, jeux vidéos, réseaux sociaux, sport, etc.).

Mécanisme de fonctionnement :

En ce qui concerne le mécanisme de l’addiction, il y a deux principaux termes à retenir : le système de récompense, qui est un circuit du cerveau responsable des sensations de plaisir ressenties après certaines actions ; et la dopamine,  qui est une substance chimique qui sert de neurotransmetteur dans le cerveau.

Il faut savoir que ces deux notions n’ont pas toujours été en la défaveur de l’être humain. 

Lorsqu’on ressent de la faim et qu’on assouvit ce besoin, le sentiment de satiété s’accompagne d’un sentiment de bien-être qui nous incite à reproduire l’action. C’est ce qui a permis la survie de l’espèce humaine lors du processus d’évolution. Le système de récompense a alors favorisé certains apprentissages indispensables. Mais maintenant que ceux-ci sont acquis, le rôle qu’il joue intervient très souvent dans le cadre des addictions.

Mais comment est-ce que cela se matérialise ? Eh bien par l’augmentation de la dopamine dans les synapses du cerveau (jonction qui permet à un neurotransmetteur de passer d’un neurone à l’autre). Pour une action classique et indispensable telle que manger, boire, procréer, etc. la libération de dopamine est légère et le plaisir qui s’accompagne est de courte durée. En revanche, dans le cadre d’une consommation de substance psychotrope, les effets vont durer beaucoup plus longtemps et le plaisir sera beaucoup plus intense. 

Les neurones sont comme les muscles, ils gardent en mémoire la stimulation qui leur est donnée, ce qui incite la personne à recommencer. Mais cela implique également qu’il faudra augmenter les doses et/ou réitérer l’action plus régulièrement afin d’atteindre le même niveau de plaisir. C’est ainsi que se met en place le processus d’addiction.

Peut-on devenir addict au CBD ?

Le CBD : une molécule non addictive et sans accoutumance :

Les cannabinoïdes présents dans la plante de cannabis n’influent pas tous sur les mêmes récepteurs de notre organisme. Tandis que le THC aura un effet sur la production de dopamine, la consommation de CBD n’entraîne pas d’augmentation de ce neurotransmetteur. De même, le CBD ne produisant pas d’effet psychotrope, sa consommation ne s’accompagne pas de plaisir intense contrairement au THC.  Ainsi, le CBD ne présente donc pas de risque d’addiction.

En ce qui concerne l’accoutumance, qui est l’adaptation de l’organisme à un produit consommé, elle provient de la tolérance des neurones qui gardent en mémoire une forte stimulation positive. Dans le cas d’une consommation de CBD, étant donné qu’il n’y a pas eu de stimulation, aucune accoutumance ne en découler. Une étude menée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sur des souris ayant reçu du CBD et du THC, a montré que celles qui avaient eu du CBD n’ont pas développé d’accoutumance contrairement à celles ayant reçu du THC.

De plus, dans un avis publié en décembre 2017 toujours par l’OMS, il a été déclaré que le CBD “ne semble présenter aucun potentiel d’abus, ni de danger pour la santé”. C’est la raison pour laquelle cette molécule ne fait pas partie de la liste des substances contrôlées.

On peut alors en déduire que le risque de dépendance au CBD est très faible, voire inexistant.

Le CBD pour lutter contre les addictions :

Le CBD est utilisé par un grand nombre de personnes pour les aider à réduire leur addiction à certaines substances telles que le tabac, le cannabis THC, et il a même un potentiel dans la lutte contre l’alcoolisme.

En effet, la consommation de CBD a une influence positive sur les symptômes de manque car il permet de les gommer. En plus, il apporte de la détente et aide donc à diminuer le stress qui s’accompagne généralement de l’arrêt d’une substance dont on est dépendant.

En ce qui concerne l’addiction au tabac ou au THC, consommer du e-liquide au CBD par exemple, ou de la fleur permettrait de se déshabituer de la substance et de ses effets dans un premier temps, tout en continuant à exercer le geste. Cela permet d’effectuer le processus d’arrêt étape par étape.

CBD Addiction : risque de dépendance :

En parlant de geste, il faudrait rester prudent quant à la récurrence à laquelle on consomme du CBD. La substance en elle-même n’est pas addictive, mais il ne faut pas sous-estimer la capacité du cerveau à conserver certaines informations.

En effet, consommer du CBD à un moment spécifique et pour un problème précis pourrait entraîner une habitude difficile à arrêter. Par exemple, consommer du CBD tous les soirs avant de se coucher afin de réduire ses insomnies, pourrait faire croire au cerveau qu’il est impossible de dormir sans en avoir pris. 

C’est la raison pour laquelle nous recommandons plutôt une consommation ponctuelle de CBD, et pour des besoins plus réguliers de varier les moments de consommation (pas toujours à la même heure ou avant de faire quelque chose de précis). Pour un usage beaucoup plus fréquent comme dans le cas de la vape ou de la vaporisation, cela pourrait également consister à faire une pause pendant quelques jours, ou à vaper un jour sur deux. 

Quoi qu’il en soit, ce risque de dépendance n’est absolument pas physique. L’esprit aura un peu de mal à s’adapter en cas d’arrêt brusque, mais aucun symptôme de manque ne se fera sentir dans le corps.

Le CBD n’agit pas sur la production de dopamine et n’entraîne pas d’effet psychotrope. Ainsi, il ne stimule pas le cerveau pour l’inciter à consommer à nouveau. Pour autant, il est préférable de ne pas ritualiser sa prise, car l’effet placebo a un puissant effet sur le cerveau. Alors, pour répondre à la question qui est de savoir si le CBD peut rendre addict ou dépendant, la réponse est non !

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